Café-philo du 29 mars 2006 au Gil bar à Poitiers

17 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. Les livres peuvent-ils nuire à notre bien-être ?[8]
  2. L’histoire nous apprend t-elle à vivre ? [4]
  3. D’où viennent nos esprits ? [5]
  4. L’important est-il d’être constant ? [8]
  5. La réalité dépasse-t-elle toujours la fiction ? [9] sujet débattu

Tout le monde sait à peu près ce qu’est mentir. Chacun trace la frontière entre ce qu’il vit et ce qu’il invente. Même pour la fiction, qui prête à bien des discussions depuis quelques dizaines de siècles, il est possible de s’accorder sur une définition minimale comme « création, invention de choses imaginaires, irréelles » (Larousse, 1996). D’où vient alors que, dès qu’intervient l’image, nos certitudes vacillent ? Les uns affirment sans ambages que les images mentent, les autres qu’elles sont manipulées, d’autres que, dès qu’il y a récit, il y a fiction.

D’où vient la fiction, s’agissant de l’image animée ? De l’image elle-même ? De ses utilisateurs ? Du récit ? Pour répondre à cette question, il faut interroger aussi bien les façons dont nous regardons les images que les croyances qui s’y rattachent. Dans un premier temps, de l’examen des divers sens que l’on donne au terme « fiction » depuis Platon se dégagent trois figures – l’imitateur, le menteur, le faussaire -, qui révèlent aussi trois façons pour les images d’être signes.

Cette classification n’est pourtant pas qu’un premier pas pour comprendre comment réalité et fiction s’entrecroisent sur nos écrans depuis quelques années : qu’il s’agisse de la retransmission télévisée en direct du 11 Septembre, de Blair Witch ou, encore, de la télé-réalité, les fluctuations de la réception ont montré que les croyances jouent un rôle bien plus déterminant que les savoirs sur l’image dans son interprétation. Comment se structurent ces croyances, que visent directement les promesses que font au public les producteurs et les diffuseurs par le biais de la publicité et de la promotion ? Pour répondre à cette question, on se propose, dans un second temps, d’explorer les mondes de l’image qui construisent le terrain commun à la conception, la structuration et la réception des documents audiovisuels.

François Jost est théoricien de l’image et professeur à la Sorbonne-Nouvelle – Paris-III.

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