Café-philo du 12 septembre 2007 au Café des Arts à Poitiers

13 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. Peut-on s’en tenir aux sentiments et aux émotions ? [7] sujet débattu
  2. Y a-t-il des imbéciles heureux ? [6]
  3. Zidane est-il parti sur un coup de tête ? [3]
  4. Est-il devenu vain d’être Père ? [6]
  5. La théorie suit-elle toujours la pratique ? [1]
  6. L’argent est-il propre, sale ou neutre ? [2]
  7. Qui n’a pas de problèmes ? [2]
  8. Pourquoi tout remettre en cause ? [3]

– s’en tenir pour quoi faire, pour advenir à quoi ?
– et quoi d’autre que les sentiments et les émotions ?
– penser à la dimension créatrice et artistique des émotions.
– Emotion = quelque chose qui ne dure pas et qui ne favorise pas la construction
– le refoulé des émotions peut refaire surface à n’importe quel moment. Il y a une omni présence de l’inconscient.
– les sentiments sont plus durables et peuvent davantage soutenir une construction … de sa vie
– moins que de refouler ses émotions, il est question de les canaliser.
– les sentiments ne s’opposent pas aux émotions mais les prolongent : du coup de foudre à l’amour.
– ne pas s’en tenir aux émotions, c’est faire appelle à la raison. La raison est une prise de conscience et la recherche d’une maîtrise de ses émotions et sentiments. La question se bipolarise autour de raison et sensible.
– si notre raison est toujours empreinte de nos émotions, c’est-à-dire que notre maîtrise est relative (bricolage de la raison), nos émotions ne sont-elles pas, elles-mêmes socialement conduites. Nos sentiments s’éprouvent-ils de la même manière, selon notre appartenance socioculturelle ? ainsi, le produit créatif de nos émotions (la production artistique) qui devrait témoigner de la personnalité profonde de chacun, est il socialement imprégné.
– il y a dans cette dualité : sensible/raison, un tiers socioculturel qui agit ces deux entité.
– la puissance de la raison sur les émotions, c’est la victoire de la conscience sur l’instinct. C’est ce qui différencie l’homme de l’animal. Mais si l’animal est soumis à ses émotions (affects), la rationalité de l’homme n’et-elle pas elle-même soumise à sa socialisation par le truchement de l’éducation (homme= animal social) ? Sa liberté s’inscrit-elle dans sa capacité a raisonné.
– Lorsque nos émotions nous submergent et que notre raison n’arbitre plus, où se trouve la référence ? Dans le social ! le social c’est les autres. L’Autre en temps que norme, que règle mais aussi une autre raison et une autre émotion et un autre sentiment.
les sentiments ne sont-ils pas des émotions raisonnées ou raisonnables ?
– l’Homme ne cherche t-il pas à avoir des émotions comme une fin en soi ? la production artistique, pris comme le fruit d’une émotion, serait accueillie avec plus ou moins de bienveillance par le public, qu’elle lui renverrait justement une sorte de réflexivité émotionnelle. « Je retrouve dans l’œuvre ce qui a conduit à sa création, et c’est ce qui m’émeut ».
– « la vie, c’est de l’intendance ».
– ce qui guident la vie, ce sont les pulsions, les désirs. Et après, on rationalise nos actes
– ces deux termes ont-ils le même statut ?
– il y a un décalage temporel entre les pulsions, qui sont une effraction dans la réalité, immédiate, incontrôlée, violente, et la rationalisation qui justifierait l’acte, a posteriori. C’est imaginable si cela se joue dans le même temps, pour vivre ; c’est-à-dire si la morale intervient ! Autrement dit ni raison, ni émotion mais le tiers social. * formuler la question de la manière suivante : » peut-on s’en tenir aux émotions et aux sentiments ? », N’est-ce pas déjà introduire l’idée que ce ne sont pas elles qui nous gouvernent ! Cette formulation subsume l’idée que si l’on ne peut pas s’en tenir à Ca, c’est que l’on peut s’en tenir à autre chose qui aurait une maîtrise sur Ca ! et qu’est-ce qui peut avoir une maîtrise sur Ca, si ce n’est Moi et Surmoi (qui n’est qu’une autre déclinaison du cerveau reptilien, lymphatique et du cortex.

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