Café-philo du 17 septembre 2014 au Café des Arts à Poitiers

6 personnes présentes.

Sujets proposés :

  1. Peut-on faire le mal pour le mal ? [3]
  2. Pourquoi y a t-il quelque chose plutôt que rien ? [1]
  3. Peut-on changer ? [4]
  4. Le pardon est-il une force ? [4 ]
  5. Des lauriers pour un tueur ? [5] sujet débattu.

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1 commentaire

  1. Le libellé du sujet (que je proposais) reprenait presque mot pour mot le titre d’un article de « M le magazine du Monde » du 14 septembre : « Des lauriers pour le tueur », dont je n’étais pas arrivé à résumer la problématique.
    Il s’agissait d’un ancien chef de la mafia sicilienne condamné à la prison à vie pour meurtre et dont un livre (Malerba / Mauvais herbe), écrit « à quatre mains » avec un journaliste avait provoqué la démission d’un membre du jury du prix « Siascia », indigné et interrogatif : « Est-il possible qu’un condamné à perpétuité coupable de crimes odieux et dont les meurtres sont encore vivaces dans les chairs des victimes, puisse participer à un prix littéraire ».
    Léonardo Sciascia était un écrivain italien, d’origine sicilienne, renommé entre autres pour ses livres sur (et contre) la mafia, mettant en scène son implantation dans la société sicilienne, avec tout ce que cela implique de connivences à tous les niveaux.
    L’auteur (Grassonelli), ayant refusé de collaborer avec la justice n’était pas sans remords puisque, après des études en prison, pour devenir docteur lès lettres et en philosophie, il a écrit une lettre aux jeunes Siciliens pour les enjoindre à suivre une autre route que la sienne.
    Cela dit, n’étant pas un « repenti », il n’a aucune possibilité de remise de peine et reste à l’isolement, 22h sur 24.
    Le prix Sciascia « soutient ceux qui cherchent à tourner le dos à la Mafia et à retrouver une éthique et un sens de la communauté ».
    Je proposerais donc le libellé suivant :
    « L’attribution d’un prix littéraire exige-t-elle de la part de l’auteur couronné l’intégrité sur le plan social ? »
    Sujet laissant intact la question de savoir si un prix littéraire doit être aussi un prix de vertu.

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